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L'Haltérophilie veut (re)commencer à peser lourd

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En ce début de nouvelle olympiade, l’haltérophilie tricolore s’est engagée dans une dynamique de reconstruction qui a porté ses premiers fruits avec les titres européens d’Anaïs Michel et Bernardin Kingue Matam en avril dernier. Reportage au pôle France de l’INSEP.

 

Surtout ne pas s’enflammer et retenir les – mauvaises – leçons d’un passé récent. Pour l’haltérophilie française, les deux dernières olympiades sont encore bien présentes dans les esprits pour le rappeler. En 2011, à Disneyland Paris, Benjamin Hennequin décrochait deux médailles d’argent mondiales dans la catégorie – 85 kg (à l’épaulé jeté et au total) porteuses d’espoir. Un an plus tard pourtant, les Jeux Olympiques de Londres étaient le théâtre d’une énorme désillusion avec les éliminations prématurées des trois athlètes masculins engagés sans avoir soulevé une seule barre et une 10e place pour Mélanie Bardis. En 2015, les Tricolores redressaient la barre en réussissant des championnats d’Europe pleins (neuf médailles, dont le titre pour Benjamin Hennequin) avant d’échouer dans leur quête de podiums aux Jeux de Rio, avec pour meilleur classement la septième place de Bernardin Kingue Matam.

 

Un paysage remanié

En ce mois de mai 2017, à l’INSEP, l’heure n’est donc pas à l’euphorie. Bien sûr, la récente campagne continentale a redonné le sourire aux leveurs de fonte français. Classés parmi les favoris dans les listings d’engagement, Anaïs Michel (en 48 kg) et Bernardin Kingue Matam (- 69 kg) ont confirmé leur statut et réalisé un beau tour de force à Split (Croatie), en avril dernier. La sociétaire de l’AAJ Blois, qui vient régulièrement s’entraîner à l’INSEP, a décroché deux médailles d’or à l’épaulé-jeté et au total, avec un nouveau record de France à la clé, sans oublier une médaille d’argent à l’arraché. Et le lendemain, son camarade de l’équipe de France, 7e à Rio, l’a imitée en s’adjugeant à son tour les deux titres européens à l’épaulé-jeté et au total. Des résultats encourageants dans un paysage de l’haltérophilie totalement remanié après de nombreuses suspensions pour dopage, « Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit lever le pied et croire qu’on est arrivé.
On a retenu la leçon
 », atteste Samuel Suywens, le responsable du pôle France de l’INSEP. « Anaïs et Bernardin ont su saisir une belle opportunité aux championnats d’Europe, les jeunes ont aussi montré de belles choses (avec notamment le record de France à l’arraché (172 kg) de Redon Manushi en moins de 94 kg, ndlr), mais ces performances demandent confirmation et surtout, ils doivent tous encore franchir un cap pour espérer rivaliser avec les meilleurs mondiaux », poursuit l’ancien champion de France (-69 kg) qui, après avoir veillé sur la progression du collectif U20 et U23 ces dernières années, s’est vu confier les rênes des seniors aux côtés de son ancien partenaire en Bleu, Venceslas Dabaya, vice-champion olympique 2008.

Une nouvelle étape dans la dynamique de reconstruction du groupe France, marqué par l’échec de Rio et qui espère très vite (re)commencer à peser lourd dans la perspective des Jeux 2020 et 2024. En décembre prochain, les championnats du monde d’Anaheim, en Californie, donneront un nouvel aperçu des forces en présence. « La course aux quotas olympiques ne débutera qu’en 2018, ces Mondiaux seront donc l’occasion pour nos athlètes de prendre des risques et pour nous de voir ce qu’ils ont vraiment dans les tripes », annonce Samuel Suywens. « Je sais qu’après mes titres européens, je vais être attendu, reconnaît Bernardin Kingue Matam. Mais cela ne me fait pas peur. J’ai très envie de marquer les esprits à trois ans des Jeux et montrer à mes adversaires qu’il faudra compter sur moi dans la course à la médaille. Mais pour ça, il n’y a pas de secret, il faut continuer à travailler. »…

 

Retrouvez l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #21 ICI

 

 

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