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Suivi médical de pointe pour les sportifs de haut niveau

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Sportif de haut niveau, à votre santé !

Les sportifs de haut niveau français bénéficient d’un accompagnement de pointe sur le plan médical qui concoure directement à leur performance sportive. Tour d’horizon.

 

Vice-championne olympique de pentathlon moderne l’été dernier à Rio, Élodie Clouvel sait bien que son corps et son organisme sont souvent au centre de toutes les attentions. Et pour cause puisqu’ils concourent directement à sa performance sportive. Comme l’ensemble des sportifs de haut niveau français, l’Insépienne bénéficie d’un accompagnement sur mesure sur le plan médical. Plusieurs spécialistes - médecins, kinésithérapeutes, dentistes, podologues, psychologues… - sont à ses petits soins selon ses besoins et tout est dosé, calculé, millimétré.

« C’est normal, nous sommes un peu comme des Formule 1. Nous avons besoin d’être suivis et testés régulièrement pour voir si tout va bien », s’amuse-t-elle. C’est même écrit dans la loi. Depuis la fin des années 1990, le Code du sport prévoit l’organisation par les fédérations sportives d’une surveillance médicale particulière de leurs athlètes qui vise à assurer au mieux la préservation de leur santé au regard de leur pratique intensive.

 

Une série d’examens obligatoires

Les sportifs inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau et dans les filières d’accès au sport de haut niveau doivent ainsi se soumettre à différents examens dans des structures spécifiques que sont les plateaux médico techniques, dotés d’un matériel spécialisé et d’un personnel qualifié. Si sa nature et sa périodicité ont évolué au fil des ans, cette série d’examens médicaux obligatoires comporte désormais chaque année un examen clinique avec interrogatoire et examen physique, un bilan diététique et des conseils nutritionnels, un bilan psychologique, la recherche indirecte d’un état de surentraînement via un questionnaire et un électrocardiogramme de repos. Certaines fédérations peuvent décider d’inscrire des examens complémentaires - test isocinétique, bilans dentaire et podologique, examen biologique sanguin, test d’effort à visée métabolique, radio du rachis lombaire et/ou du rachis cervical, etc… - adaptés à leur discipline. Champion olympique d’aviron à Rio en deux de couple poids léger, Jérémie Azou se souvient de la première fois où son organisme a été passé au crible.

"Je réalise qu’on a une chance incroyable !"  E. Clouvel

« J’étais encore junior et si certains appréhendaient un peu, moi, je trouvais au contraire plutôt «rigolo» de passer toute cette batterie de tests, explique-t-il. Maintenant, avec l’expérience, je pense que c’est une bonne chose que ce suivi soit obligatoire. C’est contraignant pour nous athlètes de haut niveau, car cela nécessite une grosse organisation de nos semaines alors qu’elles sont déjà bien rythmées, mais l’intérêt est réel. La santé prime sur le reste. » « Moi, ça me rassure de faire ces tests chaque année, enchaine Élodie Clouvel. Je sais que rien n’est laissé au hasard et je peux ainsi m’entraîner sereinement.»

 

   

 

Une réactivité unique et enviée

Outre ces examens annuels, le suivi permanent et la continuité des soins se traduisent par un accompagnement au quotidien dans les différentes structures d’entraînement, à commencer par l’INSEP. À travers son pôle médical dirigé par Alain Frey, l’établissement permet à l’élite sportive française de bénéficier d’un encadrement spécialisé de proximité, médical et paramédical, et d’une réactivité unique et enviée par les autres nations.
« J’ai eu la chance dans ma carrière de ne jamais être gravement blessée, mais à chaque fois que j’ai été malade, que j’ai ressenti la moindre douleur ou après une chute de cheval par exemple, j’ai toujours été immédiatement prise en charge, sans rendez-vous, avec échographie, radiologie, IRM, etc, le tout dans la même journée, raconte Élodie Clouvel. Quand on est sportif de haut niveau, on est dans notre bulle et on finit par trouver cela normal, mais quand j’en parle autour de moi, y compris avec des pentathètes étrangers, je réalise qu’on a une chance incroyable ! » Le centre de santé propose des consultations dans une douzaine de spécialités médicales - rhumatologie, médecine physique et réadaptation (MPR), endocrinologie, nutrition, gynécologie, cardiologie, pédiatrie, chirurgie orthopédique, podologie, dentaire… - ainsi que des prestations inédites, à l’image de la cryothérapie corps entier (CCE) à -110°C. La présence de ces spécialistes dans l’INSEP évite aux sportifs des trajets à l’extérieur de l’établissement, d’où des gains de temps dans leurs emplois du temps très chargés.

 

UN SUIVI SPÉCIFIQUE POUR LES EX SHN

Le Pôle médical de l’INSEP, en collaboration avec l’IRMES, la cellule reconversion et les commissions médicales des fédérations, a souhaité mettre en place un suivi mé-dical des sportifs de haut niveau après leur carrière. Un questionnaire sera envoyé aux sportifs qui quittent les listes haut niveau ou les ont quittées il y a un an et à tous les ex-SHN (suivi tous les 5 ans). Le suivi, la collecte et l’analyse de ces questionnaires seront réalisés par l’INSEP. « Ce qui nous permettra de voir comment a évolué leur état général depuis l’arrêt de leur carrière et en fonction de des résultats de déve-lopper, à l’INSEP et dans le Grand INSEP,  une consultation spécifi que pour ces ex-SHN », explique Alain Frey.

 

Lire la suite du dossier "Sportif de haut niveau, à votre santé !" dans INSEP le Mag #20

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