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Benjamin Auffret a les crocs !

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À tout juste 21 ans, Benjamin AUFFRET participera à ses premiers Jeux Olympiques en août en plongeon haut vol 10 m. L’ancien gymnaste, blessé au printemps, n’a peur de rien et veut le montrer une nouvelle fois à Rio.

C’est ce qui s’appelle avoir du caractère. D’autres que lui auraient pu s’avouer vaincu par la fatalité. Pas le genre de la maison. En avril dernier, Benjamin Auffret a connu une énième blessure dans sa jeune carrière. L’ancien gymnaste a l’habitude des coups durs au corps. C’est ce qui lui a même valu de mettre un terme à ses rotations sur les agrès, il y a 6 ans, pour aller s’envoyer en l’air dans les piscines. Mais celle là, il ne l’avait pas vu venir. «Je me suis fracturé le sacrum… en chutant dans les escaliers du métro », sourit-il. Ça, c’est ballot. Surtout quand on l’habitude de chuter, enfin de plonger plutôt, d’une plateforme située à 10 m de haut et d’atterrir dans l’eau généralement sans dommage ou presque mais avec élégance. Auffret est même l’un des meilleurs spécialistes du genre, en France, mais aussi dans le monde comme en atteste sa 5e place aux championnats du monde de Kazan en 2015.

 

Programmé pour 2020

Lui, le gamin de Perthes-en-Gâtinais, en Seine-et-Marne, tout juste 20 ans à l’époque et seulement trois ans de pratique dans la spécialité après avoir tâté sans succès du petit tremplin, a bousculé la hiérarchie du plongeon haut vol 10 m pour s’offrir sa première finale mondiale et surtout son billet pour les Jeux Olympiques de Rio. Et ça non plus, il ne l’avait pas vraiment vu venir. « J’étais plutôt «programmé» pour les Jeux de 2020, admet l’étudiant en licence informatique à l’université Pierre et Marie Curie. J’ai un peu bousculé les prévisions. Mais je suis quelqu’un d’assez impatient et surtout j’ai les crocs.» «Benjamin est encore jeune dans le circuit, reconnaît son entraîneur à l’INSEP, Alexandre Rochas. Même s’il fait désormais partie des huit meilleurs mondiaux, il reste un outsider mais ce statut lui va bien.»

 

Record amélioré

En début d’année, ce plongeur explosif au petit gabarit (1 m 67 pour 53 kg), dont les qualités naturelles de proprioception bluffent toujours son coach, avait proté des premières étapes du World Series pour améliorer son record personnel (509 points alors qu’il avait réalisé un score de 490 points à Kazan). À Pékin, en mars, il s’était aussi offert le luxe de devancer en finale (5e) le champion olympique et vice-champion du monde, l’Américain David Boudia. Mais son absence du circuit ces dernières semaines en raison de son repos forcé après sa blessure, qui l’a d’ailleurs contraint à déclarer forfait pour les championnats d’Europe en mai, n’a pas contribué à renforcer sa notoriété naissante auprès des juges. Et il le sait, à Rio cet été, il ne fera pas partie des favoris pour la médaille. «Je veux continuer à étonner et leur montrer que je suis revenu encore plus fort qu’avant », sourit-il. « L’objectif de Benjamin aux Jeux sera au minimum de rentrer en finale, annonce Alexandre Rochas. Et une fois en finale, tout est possible.» Surtout avec un tel caractère.

 

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #16 

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