• Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux olympiques d'hiver 2018

  • Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux paralympiques d'hiver 2018

Benoît Peschier dans les eaux d'un coach

-A A +A

Champion olympique de kayak monoplace slalom en 2004, Benoît PESCHIER fera son retour aux JO cet été comme entraîneur de son compatriote Denis Gargaud Chanut qui visera le titre en… canoë monoplace.

Il est sorti des bassins en toute discrétion, à son image, pour mieux y revenir. Il y a 12 ans, Benoît Peschier décrochait, à 24 ans, le titre olympique en kayak monoplace slalom. Son instant de gloire. « Le plus grand moment de ma carrière », reconnaît- il. Une carrière riche, agrémentée de multiples médailles internationales dont le titre mondial par équipes en 2005, qui s’est prolongée jusqu’en octobre dernier dans les bassins alors que d’aucuns le pensaient déjà à la retraite. Mais non, l’Ardéchois continuait ces dernières saisons à faire admirer son coup de pagaie et son toucher d’eau si particulier, figurant toujours dans le top 6 national à 35 ans. En 2012, il espérait même décrocher sa qualication pour les Jeux de Londres avant de subir la domination de la jeune génération symbolisée par Etienne Daille. « Mais comme je m’amusais encore en slalom et que j’avais en plus des résultats, je ne me voyais pas arrêter », sourit-il.

 

Un nouveau costume à sa mesure 

En avril dernier pourtant, à l’occasion des « piges » olympiques, les épreuves de sélection pour les Jeux de Rio, ce n’est pas dans les eaux vives du stade de Pau qu’on a retrouvé Benoît Peschier mais bien au bord du bassin. Les cheveux un peu plus grisonnants mais toujours aussi affûté, il avait préféré laisser Sébastien Combot, Boris Neveu et consorts s’expliquer sans lui dans sa discipline de prédilection. Normal. Il étrennait pour l’occasion en France son nouveau costume d’entraîneur de… canoë.

Depuis l’automne dernier, lui, l’ancien kayakiste, accompagne le meilleur céiste tricolore, Denis Gargaud Chanut, dans sa quête du titre olympique, le seul qui manque encore au palmarès du champion du monde 2011 de C1. Une fois sa qualication pour Rio en poche après les trois courses de sélection, Gargaud Chanut justifiait d’ailleurs l’arrivée de Peschier dans son staff : « Benoit est quelqu’un de très expérimenté, on se complète, il me calme et sa présence s’est notamment révélée très bénéque lors de ces piges. » « Même si j’avais eu quelques expériences comme coach pendant quelques mois auprès de l’équipe du Canada en 2011 puis avec un kayakiste suédois en 2013, je ne m’imaginais pas devenir entraîneur, convient l’intéressé, engagé depuis trois ans dans une formation diplômante de kinésithérapeute à Bordeaux après une première expérience professionnelle comme professeur de sport à la direction départementale jeunesse et sports d’Ardèche. Mais quand un champion comme Denis vient vous voir en vous demandant de l’accompagner pour aller chercher l’or olympique, forcément, ça ne se refuse pas

 

 

Réglages et expérience

Conscient d’avoir devant lui l’un des céistes les plus doués de sa génération – « Je ne me serais pas vu entraîner un kayakiste français contre qui j’étais en compétition quelques mois auparavant », avoue-t-il -, l’ainé des fils Peschier  (son frère Nicolas est toujours en équipe de France en C1, son père Claude a été champion du monde de K1 à la fin des années 1960) a très vite cerné son domaine d’intervention. « Au niveau technique, Denis est bien meilleur que moi et nous procédons juste à quelques petits réglages, sourit celui qui avoue s’inspirer dans ses nouvelles fonctions de ses anciens coachs, Sylvain Curinier et Jean-Jérôme Perrin. En revanche, je lui apporte mon expérience, je l’aide dans la prise de décision et je lui ai aussi fait rencontrer plusieurs kinésithérapeutes et un préparateur mental pour mettre tous les atouts de son côté dans son défi olympique

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #16 

Nous suivre