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Bilan et réalisations INSEP sous la direction de Jean-Pierre de VINCENZI

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Alors que l’année 2016 vient de refermer la page d’une nouvelle olympiade d’été, l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) a établi le bilan des activités menées et réalisées sous la direction de Jean-Pierre de VINCENZI, dont le contrat arrive à échéance au mois de mars 2017.-

Ce bilan de l’Olympiade 2012-2016 est tout d’abord marqué à l’INSEP par la mise en place du premier projet d’établissement de son histoire. Ce projet d’établissement, nommé « Objectif Or Olympique et Paralympique » (O3), co-construit avec les acteurs de l’Institut et unanimement validé en Conseil d’Administration, a fait l’objet d’un suivi rigoureux pour aboutir à un bilan partagé dont les principaux points sont présentés ci-dessous.

Sur le volet sportif, l’olympiade qui vient de se clore par les Jeux olympiques et paralympiques de Rio a donné lieu à des résultats historiques pour la France et l’INSEP est fier d’avoir pu contribuer à cette performance : au total, 21 des 42 médailles olympiques tricolores ont été obtenues par des sportifs s’entrainant à l’INSEP ainsi que 2 médailles paralympiques, sans compter les sportifs médaillés issus du Grand INSEP.

Des objectifs largement atteints 

La réalisation du projet d’établissement, partagé par l’ensemble du personnel, constitue une première à l’INSEP.  Il mobilise et fédère les équipes autour d’un même objectif et a vocation à être revisité régulièrement afin de coller au plus près de la réalité et à servir de guide permanent pour les actions menées dans les différents pôles et services de l’établissement.

Ce projet d’établissement a été conçu pour préparer l’avenir fonctionnel de l’INSEP sur une durée de dix ans (2014-2024) et aider le grand établissement qu’est l’INSEP à anticiper et à répondre aux exigences croissantes des fédérations, des sportifs et cadres de haut niveau. Il constitue la « pierre angulaire » de la mise en projet, de la mise en action et du suivi de la contribution de l’institut au service de ses missions prioritaires.

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(Photos ci-dessus, de g. à d. : Jean-Pierre de VINCENZI lors de la Soirée des Champions 2016, visite à l'INSEP de Monsieur Thomas BACH, Président du CIO)
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Parallèlement, dans la continuité des PO, POP, MEX et MAP, une Mission d’Optimisation de la Performance (MOP) a été créée avec un mode de fonctionnement différent des précédentes structures. Plus axée sur des missions de maitrise d’ouvrage d’accompagnement des fédérations, la MOP s’appuie sur les services d’expertise opérationnelle de l’INSEP, des CREPS et du monde privé lorsque nécessaire. A l’issue des Jeux Olympiques de Rio, la MOP a organisé et suivi l’accompagnement de 86% des médaillés olympiques et paralympiques français.

La création du Grand INSEP a été réalisée via le pilotage d’une mission créée à cet effet en amont de la décentralisation du 1er janvier 2016. A cette date, le cahier des charges du futur Grand INSEP était prêt et a donné lieu à une première vague de labellisations d’établissements. Une deuxième phase s’est déroulée en janvier 2017, regroupant ainsi un total de 14 centres de haut niveau labellisés et affiliés à ce réseau. L’avenir pourrait laisser entrevoir un grand établissement national à l’ambition forte sous la bannière du Grand INSEP avec des composantes comme l’INSEP Paris, l’INSEP Bordeaux, l’INSEP Nancy, etc.

Un travail concernant la stratégie des relations internationales de l’INSEP a été mené via les établissements similaires au niveau international, via les fédérations internationales (dont l’organisation de colloques tel celui de la Fédération internationale de triathlon…) et avec les fédérations nationales (organisation de stages internationaux et de compétitions sportives comme l’accueil du Tournoi international de lutte de Paris). Une mission de fond est également engagée auprès du CIO afin d’obtenir la reconnaissance de la Solidarité Olympique dans l’objectif de pouvoir intégrer le programme olympique confié par le CIO et portant les valeurs de l’olympisme.

La mission de formation des nouveaux DTN a été conduite dans un cadre novateur par une approche individualisée au regard de la disparité de leurs origines, de leurs formations initiales et continues, de leurs expériences professionnelles. Cette approche ne cesse d’ailleurs d’être revisitée et d’évoluer. En parallèle, l’organisation, pour les athlètes, d’une formation universitaire et professionnelle individualisée, autour du projet sportif de l’athlète - et non l’inverse - a été renforcée. La formation scolaire a atteint un niveau de réussite historique avec un taux de 100% au baccalauréat 2016 dont 73% de mentions. Les formations professionnelles et universitaires connaissent elles aussi une réussite remarquable à hauteur de 75% de réussite.

L’objectif d’organisation de la reconversion des sportifs et anciens sportifs de haut niveau a été encadré comme il se devait, et ce, malgré une mission supplémentaire liée au « pacte de performance »  auquel l’INSEP a dédié 2,5 Equivalent Temps Plein (ETP). Au total, sans moyen supplémentaire alloué à l’établissement, 247 SHN ont été accompagnés : 176 dans le cadre du «Pacte de performance» et 71 hors de ce dispositif.

Le climat « tendu » qui régnait avec le partenaire privé (lié au Contrat de Partenariat Public-Privé en vigueur depuis 2007) a été apaisé par un travail de structuration et d’organisation managériale dans les relations de travail. Si le partenariat public-privé (PPP) est en charge de la maintenance des locaux en zone « de vie », la zone des installations sportives est à la charge totale de l’établissement qui en assure la maintenance et la rénovation.-

Des solutions modernes pour préserver les hommes et les finances

La relation entre la direction de l’INSEP et les instances représentatives des personnels était également un des objectifs assignés visant à retrouver un fonctionnement normalisé avec ces derniers. Ainsi, les relations avec les représentants du SNAPS, de la CGT, de l’UNSA… ont permis de mener à bien des projets, liés principalement aux statuts des personnels, grâce à une collaboration constructive et sincère.

Ce travail fut d’autant plus difficile que l’INSEP a connu une baisse importante du nombre de personnels  (19 ETP rendus entre 2013 et 2016 ; 23 ETP si on considère 2017). Cependant, il est à noter qu’en quatre années, il n’y a aucun dépôt de jour de grève.

Une réorganisation fonctionnelle de l’établissement en pôles d’activités a été mise en place et validée par le conseil d’administration du 7 juillet 2016. Cette réorganisation vise à :

- prendre en considération tous les secteurs métiers, tous aussi importants les uns que les autres pour la performance dans nos missions et pour les placer au cœur d’un pôle d’activité cohérent;

- renforcer un management responsabilisant chaque acteur complètement impliqué dans la réussite du pôle dans lequel il exerce mais aussi dans la réussite globale de l’INSEP.

Un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) vertueux sur la base d’un travail de captation de ressources propres (partenariats, développement entreprises,…), de récupération de la TVA sur la partie commerciale et d’optimisation des dépenses de fonctionnement a été mis en place.

Pour stimuler la venue de nouveaux partenaires, l’INSEP s’est engagé dans une dynamique de développement de la marque « INSEP ». Pour soutenir cette stratégie, plusieurs outils ont été créés parmi lesquels « INSEP TV », comme vecteur de communication interne et externe. 

Par un travail ciblé et conséquent, l’INSEP a réussi, en trois années, à doubler les ressources de partenariat, pour atteindre 500 000 euros par an et considérablement augmenter le chiffre d’affaire lié aux stages sportifs, compétitions et séminaires d’entreprises à hauteur de 2,5M€ par an. Ces recettes supplémentaires ont permis notamment de stabiliser le montant des pensions des sportifs de haut niveau payées par les fédérations résidentes, limité à l’augmentation du coût de la vie (au lieu d’une trajectoire de 6% par an).

Ainsi, entre 2013 et 2016 la part de ressources propres est passée de 30% à 40% du budget de l’établissement, tout en alimentant fortement le fond de roulement (+ 110% par rapport à 2012 avec 8,3M€ pour atteindre 16,8M€ en 2015) soulignant la gestion financière vertueuse.

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Une expertise et un accompagnement de la performance renforcés

Dans le cadre des collaborations avec le mouvement sportif et pour une efficacité accrue au service des DTN et des fédérations, un « lieu unique » de travail a été implanté à l’INSEP rassemblant en un même lieu différentes entités du sport français en charge de la haute perfromance: CNOSF, CPSF, ASDTN, MOP et MGI.

Concernant le secteur médical, un groupe de radiologues reconnus dans le domaine des pathologies des pratiquants sportifs ont décidé de s’associer à l’INSEP par la création d’un GIE après avoir obtenu l’agrément de l’ARS et la validation des tutelles. Un centre de radiologie avec un appareil d’IRM de 1,5 Tesla (intensité de champ magnétique permettant une imagerie de qualité) sera installé sur le site. L’investissement et les coûts de fonctionnement seront complètement assurés par cette nouvelle structure. L’INSEP, actionnaire à hauteur de 50%, captera des ressources par le biais d’un loyer et des bénéfices d’exploitation liés à une patientèle accrue (à minima 6000 actes annuels contre 1000 actes annuels à ce jour).

Le secteur de la recherche a été réorienté vers une recherche appliquée, plus proche des besoins de terrain exprimés par les fédérations. Le conseil scientifique, présidé par Jean-Pierre de Vincenzi, a œuvré avec la MOP pour l’orientation des dossiers de recherche. L’organisation d’un travail collaboratif entre les chercheurs et les experts de terrain a été mis en œuvre avec efficience en répondant au mieux aux recommandations de l’AERES.

Le Pôle informatique a fait l’objet d’une attention accrue dans le cadre d’une modernisation numérique indispensable. Afin d’augmenter sa performance et moderniser certains applicatifs métiers, les investissements ont doublé entre 2015 et 2016, s’élevant à près de 1,5 M€ et assortis de 1,5M€ en dépenses de fonctionnement annuel.

L’Unité des Ressources Humaines a dimensionné le programme de formation pour développer les compétences des collaborateurs dans l’objectif de préserver leur employabilité, de favoriser leur épanouissement dans leur fonction et permettre une montée en compétences pour asseoir leur expertise. Cet élément est indispensable à leur performance en apportant, entre autres, polyvalence et/ou mobilité interne vers des missions recentrées, notamment dans le cadre de la réduction du plafond d’emploi. Un montant conséquent pour le budget de Formation Professionnelle Continue est donc à garantir sur la durée. Le budget alloué à la formation a encore augmenté en 2016 (+ 23 156€/ environ 30% d’augmentation du budget par rapport à 2012) permettant d'élargir et d'approfondir l'offre de formation. Chaque agent formé a participé en moyenne à 3,95 jours de formation dans l’année.--

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Une ouverture indispensable pour le rayonnement du sport français

En quatre ans, l’INSEP a développé un savoir-faire dans la réception des hautes personnalités politiques (Chef d’Etat, Ministres, parlementaires,…), des chefs d’entreprises, mais aussi internationales avec la venue du président du CIO (première dans l’histoire de l’INSEP), de présidents de fédérations internationales, d’experts internationaux etc. Afin d’appuyer la politique gouvernementale, l’INSEP a organisé à deux reprises la venue du Président de la République : dans le cadre du lancement du pacte de performance mais aussi lors de l’opération « 11 tricolore » à l’occasion de l’Euro 2016 de football. Cette organisation d’envergure a été préparée en un temps contraint avec une charge humaine et financière supportée par l’INSEP.

De même, un travail de partenariat avec le comité de candidature de Paris 2024 amène à recevoir à l’INSEP l’ensemble des fédérations internationales qui, dans le cadre de la candidature de Paris 2024, viennent visiter la capitale. Un programme très précis a été monté à ce sujet et l’INSEP honore également environ cinq actions par an d’aide à la promotion de la candidature jusqu’à la date du vote en septembre 2017. Dans cette optique optimiste d’accueillir les jeux à Paris et de la mission première de notre « Terre de Champions », les collaborateurs de l’INSEP ont été invités aux Jeux Olympiques de Rio, afin que ces derniers s’imprègnent des contraintes du sport de haute performance dans cette échéance suprême. Cette disposition de formation continue « in situ » n’a pas pu se réaliser à l’échelle envisagée initialement comme l’aurait souhaité certains personnels.

L’INSEP s’est recentré sur son ADN : sa raison d’être réside dans le fait d’accompagner les fédérations olympiques et paralympiques vers la performance, matérialisée par les médailles dont celles en or, métal rêvé des quelque 1000 sportives et sportifs qui s’y entrainent. Plusieurs fédérations dont celles qui rentreront au programme des jeux de Tokyo souhaitent implanter un pôle France dans l’institut. Cela démontre la satisfaction et la confiance des fédérations sportives envers l’INSEP.

L’ensemble de ces objectifs ambitieux, conduits avec toutes les équipes de l’INSEP sous le pilotage de son Directeur général, Jean-Pierre de VINCENZI, ont été menés avec rigueur et professionnalisme. Ils portent l’ambition de l’institut et renforcent sa position d’établissement de référence du sport de haut niveau français, axé sur la très haute performance et prêt à relever les défis futurs.

Retrouvez le bilan détaillé de cette olympiade ci-dessous: Bilan 2013-2016 de l’action du Directeur Général au regard des objectifs assignés à l’INSEP-

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