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Des jeunes Bleu(e)s bien dans leur basket

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Alors que les équipes de France masculine et féminine viennent de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio via deux tournois de qualification olympique (13-19 juin à Rezé pour les filles de Valérie Garnier, 4-10 juillet aux Philippines pour les hommes de Vincent Collet), nous avons souhaité mettre en lumière deux espoirs du basket-ball français.
 
L’une, Maria Guramare, 15 ans, s’apprête à quitter le Centre fédéral de l’INSEP pour tenter l’aventure américaine, l’autre, Milan Barbitch, 14 ans, va intégrer la structure fédérale à la rentrée prochaine. Trop jeunes pour être du voyage au Brésil cette année, mais déjà en équipes de France jeunes, ils espèrent tous deux suivre les traces de Céline Dumerc, Tony Parker et consorts ces prochaines saisons. Une fois n’est pas coutume, place à la jeunesse !

 

 

Après deux années au CFBB, la jeune intérieure Maria Guramare va intégrer à la rentrée prochaine la prestigieuse fac Harvard et évoluer dans le NCAA, le championnat universitaire américain. À même pas 16 ans !

 

Maria Guramare, une surdouée sur les parquets

Maria Guramare est une jeune fille pressée. Ça tombe bien. Tout va vite, très vite même pour elle. Dans quelques jours, elle passera son bac S… à même pas 16 ans puisqu’elle les fêtera seulement en septembre prochain. Après avoir déjà évolué en Bleue en matchs de préparation, elle pourrait également disputer cet été ses premiers championnats d’Europe sous le maillot tricolore avec l’équipe de France U16. Mais surtout, fin août, elle s’envolera, après deux ans seulement au CFBB de l’INSEP, pour les États-Unis où elle intégrera la prestigieuse université Harvard, à Boston, et son équipe universitaire de basket-ball, Crimson.
Maria Guramare est un phénomène de précocité. Avec un sacré QI – 151 – dans les baskets. C’est d’ailleurs l'équilibre de son projet scolaire et sportif qui l’amène aujourd’hui, à 15 ans, à déjà quitter le Centre fédéral pour s’envoler Outre-Atlantique. « J’aurais pu rester un ou deux ans de plus à l’INSEP, convient-elle. Mais j’ai eu cette réussite d’être parmi les moins de 5% admis à Harvard et de bénéficier en plus d’une bourse scolaire car il n’y a pas de bourse athlétique dans cette université. Je ne me voyais pas passer à côté d’une telle opportunité. »

 

Un sacré défi
Et d’autant plus qu’elle pourra poursuivre, en parallèle de son Master de biologie ou de mathématiques appliquées, le développement de son basket, qu’elle ne pratique que depuis 5 ans, au sein de la Ivy League, un championnat qui regroupe les plus prestigieuses universités américaines. « Je sais que le challenge est énorme, car je vais me retrouver une nouvelle fois avec des filles bien plus âgées, dans une autre culture, au pays qui rafle les titres mondiaux et olympiques, convient celle qui aime à noter dans des petits carnets ses différentes séances d’entraînement. Ce sera dur, j’en ai conscience, mais je recherche toujours les défis. » La jeune Avignonnaise, qui a débuté dans le petit club de l’US Entraigues avant d’intégrer le Centre de formation d’Avignon-le-Pontet et le pôle France espoirs d’Aix-en-Provence, devra une nouvelle fois démontrer sa pugnacité sur et en dehors des terrains. Elle en a l’habitude. Sa progression a notamment été freinée ces deux dernières années par une série de blessures, dont une sérieuse au genou qui l’a écartée des parquets pendant près de 9 mois dès son arrivée à Paris.

 

Un engagement total
À son poste - intérieure -, elle a su aussi le plus souvent compenser son déficit de taille – 1,87 m tout de même pour 81 kg – par son intelligence, son énergie et sa puissance. « Maria aime aller au combat et son engagement est total, notamment en défense et au rebond, mais elle doit encore progresser dans de nombreux compartiments de jeu », reconnaît son entraîneur au CFBB, Arnaud Guppillotte.
Ce dernier préfère d’ailleurs rester prudent sur la capacité de sa jeune protégée à s’affirmer au plus niveau ces prochaines années - « Elle aura affaire à une forte concurrence à son poste » -, tout en saluant son double parcours d’excellence qui la conduit aujourd’hui à Harvard, à même pas 16 ans. Une surdouée sur les parquets, animée par un fort esprit de compétition et de dépassement de soi : les États-Unis devraient être conquis.

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #15

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