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Gauthier Grumier, la "machine" s'est remise en route

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Quatre ans après son élimination au premier tour, l’épéiste Gauthier Grumier partira en quête de deux médailles d’or – en individuel et par équipe – cet été à Rio. Sans certitudes, malgré son statut de numéro un mondial.

Il y a 7 ans, il avait gagné un surnom. « La machine ». À l’issue d’une saison 2009 quasi parfaite, où sa régularité l’avait conduit au sommet du classement mondial de l’épée homme, Gauthier Grumier semblait parti pour régner sur les pistes. Que ce soit en individuel ou avec ses copains de l’équipe de France, les « Invincibles  », qui empilaient alors les titres mondiaux. Sauf que l’épéiste n’a jamais trop goûté à ces différentes étiquettes, conscient des nombreuses incertitudes liées à sa discipline.

La suite de sa carrière, qui a connu quelques soubresauts, lui a d’ailleurs donné raison. Et alors qu’il s’avancera à Rio avec, à nouveau, le statut de numéro un mondial après une saison ponctuée de trois victoires en Coupe du monde (à Heidenheim, Budapest et Paris) et de multiples podiums internationaux, Gauthier Grumier préfère relativiser. «C’est bon pour la conance et j’ai montré toute la saison à mes adversaires qu’il faudrait compter sur moi, mais cela ne me garantit pas de médailles aux Jeux, assure-t-il. Je peux même être éliminé au premier tour… même si je vais tout faire pour que ça ne se reproduise pas.»

 

 

Un premier grand titre

Le Français n’a pas oublié sa sortie de piste prématurée il y a quatre ans, à Londres, pour sa première participation aux Jeux Olympiques – il était remplaçant en 2008 à Pékin–. « Mon expérience des Jeux se résume à… 9 petites minutes», grimace-t-il à l’évocation de sa défaite en 2012 face au Norvégien Bartosz Piasecki (14-13). Dans la foulée de cette élimination surprise – « une vraie douche froide », reconnaît-il – et après une nouvelle saison 2013 sans saveur et des blessures à répétition, l’Insépien avait même songé à raccrocher. Sous l’impulsion des entraîneurs nationaux Hugues Obry et Stéphane Leroy, il a pourtant retrouvé de l’allant, « du plaisir surtout», ces deux dernières années. Et «la machine », juste un peu plus âgée (32 ans) mais pas encore rouillée, s’est remise en route. Après avoir longtemps couru après son premier grand titre en individuel, lui qui avait terminé deuxième des championnats du monde de Paris en 2010, Grumier, professeur de sport dans le civil, a enn connu la consécration aux championnats d’Europe 2015, à Montreux. «Je ne dirais pas que c’était une forme de soulagement mais c’est vrai que je commençais à avoir une étiquette sur le dos «toujours placé, jamais gagnant» qui me démangeait et dont j’avais très envie de me débarrasser », sourit-il.

 

« En escrime, à chaque compétition, les compteurs sont remis à zéro. »

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #16 

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