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La boxe française veut rester solide

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Après la formidable campagne de Rio et ses six médailles olympiques, dont deux en or, le pôle France de boxe de l’INSEP a fait sa rentrée en septembre. Avec une nouvelle génération prête à marcher sur les traces de Tony Yoka, Estelle Mossely et consorts.

Bienvenue sous le plus célèbre chapiteau du moment. À l’INSEP, la vaste structure métallique qui s’élève désormais à proximité de la halle Maigrot et du centre Nelson Paillou ne passe pas inaperçue. Depuis le début du mois de septembre, elle est même au centre de toutes les attentions. Le centre Jean Letessier, leur habituel lieu d’entraînement, étant actuellement en rénovation, les pensionnaires du pôle France de boxe de l’INSEP ont fait leur rentrée dans ce vaste bâtiment de 900 m2 qui devrait les accueillir ces deux prochaines années. Forcément, en cette période de reprise, dans les têtes comme sur les rings, la formidable campagne olympique brésilienne est encore prégnante. Il y a les affiches toutes fraiches mettant à l’honneur les « héros » de Rio - Tony Yoka, Estelle Mossely, Sarah Ourahmoune, Sofiane Oumiha, Mathieu Bauderlique et Souleymane Cissokho - qui s’empilent dans le bureau de Philippe Denis, le responsable du pôle. Parmi les 6 médaillés olympiques (2 or, 2 argent, 2 bronze), aucun d’entre eux n’a encore repris le chemin de l’entraînement.

  

  

Des boxeurs à fort potentiel technico-tactique

La plupart ne refouleront peut-être même jamais les rings de l’INSEP, à l’image de Tony Yoka qui a choisi la voie du professionnalisme ou de Sarah Ourahmoune qui s’apprête à raccrocher les gants. Oumiha mais aussi Christian M’Billi, Elie Konki et Paul Omba Biongolo, qui étaient également de l’aventure de la « Team Solide » à Rio, n’en ont pas encore fini avec leur prometteuse carrière, mais ils ont obtenu quelques semaines de rab avant de reprendre le chemin de Vincennes. En revanche, en ce début d’automne, ils sont déjà une bonne quinzaine à travailler les fondamentaux, à enchaîner les feintes et les jabs et les exercices de musculation… Très jeunes - moyenne d’âge 19 ans -, tous ont été intégrés à l’INSEP cette année en vue de préparer la nouvelle olympiade alors qu’ils faisaient leur gammes dans leurs clubs ou au pôle France jeunes de Nancy. Des boxeurs encore perfectibles, mais à fort potentiel technico-tactique, qui auront la lourde tâche de marcher sur les traces de Tony Yoka et consorts.

« Ils ont placé la barre très haut », s’amuse d’ailleurs l’un des apprentis pugilistes, Victor Yoka, 17 ans, le « petit » frère du champion olympique des super-lourds.

« Mais c’est très motivant et ça renforce encore plus notre détermination », poursuit le jeune poids moyen qui avoue avoir été surpris par l’intensité des entraînements à son arrivée à l’INSEP, lui qui s’entraînait encore il y a quelques semaines au Ring de Chanteloup-les-Vignes, mais qui garde en tête l’un des précieux conseils de son aîné : « Il m’a dit de toujours me donner à fond à chaque séance, de toujours en faire plus. »

   

  

Le travail de longue haleine ne fait que débuter

Une consigne visiblement appliquée par l’ensemble des néo-insépiens. En cette séance matinale, on les sent concentrés, appliqués. L’encadrement n’admet, déjà, aucun relâchement et s’assure de la justesse technique de chaque geste. Comme à son habitude, l’entraîneur national Luis Mariano Gonzalez recadre, ajuste. Pour le francocubain, coach du champion olympique et champion du monde Tony Yoka, Rio semble déjà loin… même s’il arbore encore la tenue tricolore des Jeux sur les épaules ! C’est l’oeil rivé sur Tokyo 2020 et même sur 2024 qu’il a fait lui aussi sa rentrée fin août, moins de deux semaines après la cérémonie de clôture des JO.

  

   

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #17 

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