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La préparation à la performance dans les sports de combat

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Scientifiques, entraîneurs, médecins livrent leurs analyses sur le parcours du combattant : bien se nourrir, bien s’hydrater, bien dormir, s’entraîner, combattre, récupérer. Et sans cesse recommencer jusqu’à décrocher la médaille olympique.

 

• Dossier coordonné par Jean-Michel Reymond, adjoint au responsable DOFER à l’INSEP, ancien DTN des sports de contact.

 

 

Dans le paysage sportif du haut niveau, les sports de combat sont très présents et populaires. Ils représentent aujourd’hui près de 25 % du total des médailles olympiques ainsi que pour les championnats d’Europe et du monde.

Si chaque sport de combat a sa spécificité, l’importance aussi est de travailler la transversalité de ces sports, car il y a bien des dénominateurs communs.

À travers les différentes  discussions, interventions, tables rondes des « Entretiens de l’INSEP » spécial Sports de combat, des interrogations sont nées. Elles seront les moteurs de ce  que les entraîneurs produiront  demain. Ces « entretiens » concernent certes les entraîneurs de haut niveau du moment, mais aussi ceux qui représentent l’avenir : les entraîneurs de demain.

La transmission des savoirs, de la connaissance, et de leur capitalisation fait  sens. Comment capitaliser les savoirs ? Comment organiser cette capitalisation et organiser la transmission ? C’est le travail de la performance d’aujourd’hui, et sur le long terme.

Ne seront bien armés pour la pratique du haut niveau des sports de combat que ceux qui auront eu un temps d’avance, voire plus, et qui auront trouvé la parade et la contre-attaque.

 

Panorama des sports de combat en France

• D’après Dominique Latterrade, directeur de la Mission d’optimisation de la performance des fédérations nationales olympiques et paralympiques ((MOP) à l’INSEP.

La principale mission de la MOP est d’installer durablement la France dans les cinq meilleures nations olympiques, et les dix meilleures nations paralympiques. Cette ambition est très forte. La France a eu une année 2014 assez exceptionnelle avec 20 titres de champion du monde dans les épreuves olympiques. L’année 2014 représente de très hauts niveaux de performance avec une belle remontée de la France puisqu’à Londres, les Français n’occupaient que la 4e place devant les Anglais. Les enjeux reposent sur la performance mais surtout sur les médailles aux Jeux. Les sports de combat aux Jeux olympiques représentent 21 %  des  épreuves  olympiques (Cf. Tableau 1). Pour atteindre son objectif, la MOP compte sur les sports de combat pour Rio.

 

La place des sports de combat aux JO

Les  sports  de  combat  représentent 5 des 28 fédérations olympiques (18%) et 21% des épreuves des JO (Cf. Tableau 1).

Aux Jeux olympiques de Londres, c’est le judo qui arrive en tête avec 7 médailles dont 2 en or. Avec 18 % d’or et 21 % de médailles, le judo arrive ainsi largement en tête puisque les autres fédérations de sports de combat n’ont remporté aucune médaille d’or à Londres. Au nombre total de médailles d’or, le judo se positionne d’ailleurs à la 2e place, avec le canoë-kayak (2 titres), derrière la natation (4 titres). Au nombre total de médailles françaises, le judo arrive enfin ex-aequo à la 1re place avec la natation avec un palmarès de 7 médailles.

 

 

Les « médaillables » des sports de combat aux Jeux olympiques

Ce sont 28% des athlètes des sports de combat qui sont « médaillables ». De plus, tous, en dehors des boxeuses, se préparent à l’INSEP. Sur les 36 % des athlètes « médaillables » Or identifiés dans les sports de combat, 50% sont en établissement tandis que les autres athlètes s’entraînent à l’extérieur.

 

Se préparer au combat

La  notion d’élite se réfère à une quantité restreinte d’individus présentant certaines qualités peu communes. Il est normal d’évoquer un processus sélectif. Cette sélection présente  l’avantage de  faire émerger les athlètes les plus forts et les plus capables de résister aux difficultés de la haute compétition.

L’accès au plus haut niveau résulte aussi d’un processus de formation et de développement d’habiletés notamment techniques, tactiques et mentales. Si la logique de développement requiert une certaine pérennité de  l’athlète dans le système, elle contribue en retour à assurer cette pérennité par l’impact qu’elle peut engendrer sur un facteur essentiel de sa persévérance : le sentiment de compétence.

 

Entraîner la combativité

• D’après Christophe Gagliano, entraîneur au pôle judo junior.

La combativité pourrait être définie comme suit : capacité à tenir un niveau d’engagement et une stratégie malgré des contraintes, et un niveau d’opposition fort tout au long du combat. Avec un préalable d’autant plus important pour les sports qui nous intéressent qui est d’accepter les deux issues possibles du combat : la victoire comme la défaite.

Cela implique un certain nombre de notions importantes : patience, lucidité, constance, solitude et engagement. La solitude parce que le judo est un sport individuel dans lequel, même si on est très entouré, le jour du combat et à l’instant du combat, l’athlète est seul avec ses propres ressources.

 

 

  Pour lire la suite du Dossier spécial Sports de Combat, cliquez ICI

Source : Extrait de RéflexionSport #12.

 

 

 

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