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Laurie Berthon, nouvelle reine des anneaux ?

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Vice-championne du monde de l’omnium en mars dernier, Laurie Berthon, 24 ans, tentera de confirmer au Brésil qu’elle est devenue l’une des meilleures spécialistes de cette discipline considérée comme la plus complète du cyclisme sur piste.

Une fin de course à son image. Engagée, déterminée. Le 6 mars dernier, au coeur du magnique vélodrome olympique de Londres, Laurie Berthon s’arrachait pour devenir, à 24 ans, vice-championne du monde de l’omnium, la discipline considérée comme la plus complète du cyclisme sur piste*. Distancée par la championne olympique en titre, la Britannique Laura Trott, la Lyonnaise protait du dernier sprint pour prendre le meilleur sur la Californienne Sarah Hammer, double championne du monde et vice-championne olympique, et s’emparer de la médaille d’argent. Après avoir déjà signé deux podiums en Coupe du monde au début de la saison, la jeune femme, ancienne pensionnaire de l’INSEP, conrmait qu’elle était bien devenue l’une des meilleures spécialistes de l’épreuve, mélange de sprint et d’endurance, que certains comparent au décathlon ou à l’heptathlon.

 

 

Elle s'éclate sur l'omnium

«C’est vraiment la discipline qui me correspond le mieux, tant en termes de qualités techniques et physiques, que pour le scénario de chaque épreuve, explique celle qui a débuté comme sprinteuse avant de basculer dans l’omnium en 2012. Rien n’est joué jusqu’à la dernière course, on passe par toutes les émotions pendant les deux jours de compétition,.... Non vraiment, je m’éclate. » En février 2015, c’est pourtant une Laurie Berthon dépitée qu’on avait quittée à sa sortie de piste du vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Vainqueur du classement général de la Coupe du monde un an plus tôt, elle venait d’achever ses championnats du monde à domicile à une triste 14e place. « C’est peut-être cliché de dire ça, mais cette contre-performance, qui était surtout due à une mauvaise gestion du stress, a nalement été un mal pour un bien, assure-t-elle aujourd’hui. Avec mon nouvel entraîneur (Samuel Rouyer qui avait succédé quelques mois plus tôt à Hervé Dagorne, ndlr), on s’est remis en question, je me suis adjoint les services d’un préparateur mental et on est reparti sur de nouvelles bases dans la perspective des Jeux de Rio

 

Plus de courses sur route

Pour progresser en endurance, la compagne du sprinteur Quentin Lafargue a notamment intégré l’équipe Bio-Frais Saint-Julien-en-Genevois avec laquelle elle a multiplié les courses à étapes sur route. « Ce gros travail d’aérobie m’a non seulement permis de progresser en poursuite et en course aux points mais je récupère aussi de mieux en mieux entre les épreuves », analyse celle qui bénécie d’un contrat d’image avec le groupe la Française des Jeux. Qualiée pour Rio où elle débarquera avec un nouveau statut forte de sa médaille d’argent mondiale, la Française ne s’enamme pas pour autant. Pas son genre. « Et d’autant plus que je n’ai pas gagné le titre de championne du monde, sourit-elle, malicieuse. J’ai beaucoup travaillé depuis les Mondiaux mais j’ai aussi conscience que nous sommes au moins 7 ou 8 filles capables de monter sur le podium.Mais comme je n’ai pas envie d’aller aux Jeux pour y faire de la figuration, je vais tout donner pour aller chercher cette médaille. » Et Laurie Berthon l’a prouvé, jusqu’au dernier sprint, tout est possible. Surtout avec une telle détermination.

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #16 

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