• Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux olympiques d'hiver 2018

  • Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux paralympiques d'hiver 2018

Labels Grand INSEP

Le taekwondo français repasse à l’action

-A A +A

Pour aller chercher l’or olympique qui lui manque encore, le taekwondo français s’est (re)mis en ordre de marche ces derniers mois. Une nouvelle dynamique s’est installée sur les tapis du pôle France de l’INSEP. Reportage.

 

À première vue ou plutôt aux premiers sons, rien n’a changé. Au pôle France de taekwondo de l’INSEP, les « Kiap », ces cris traditionnels qui accompagnent chaque mouvement, résonnent toujours autant. Posté derrière les baies vitrées qui font face à son bureau, Patrick Rosso, l’ancien judoka, nommé DTN de la discipline en 2015, observe ses troupes à l’entraînement. Sur les tapis, ça frappe, ça monte dans les graves ou les aigus. Ça s’égosille peut-être même un peu plus fort depuis quelques mois. Pour ce deuxième entraînement de la journée, les 32 athlètes du pôle sont tous là ou presque.

Une des nouveautés de la rentrée… Qui a réellement débuté en janvier 2017, une fois le résultat des élections fédérales entériné et l’encadrement reconduit dans ses fonctions. Alors que les taekwondoistes s’entraînaient parfois en ordre dispersé ces dernières années, la séance de 17h à 19h est devenue un passage obligé pour l’ensemble du groupe. « Cette dynamique collective est très importante et c’est un axe central de notre nouvelle organisation pour l’olympiade qui s’ouvre », reconnaît Louis Lacoste, le DTN-adjoint de la fftda, également directeur du haut niveau et des équipes de France et chef du projet Tokyo 2020.

 

Sur les tapis, une nouvelle dynamique collective a vu le jour

 

Précision du geste

Présent au bord du tapis pendant l’entraînement, l’ancien responsable national du karaté français, arrivé lui aussi dans l’encadrement du taekwondo en 2015, scrute les gestes et attitudes de l’ensemble du groupe, athlètes comme entraîneurs. Les trois coachs – Mehdi Bensafi, Mickaël Borot (photo ci-contre) et Richard Calixte - conseillent, recadrent, ajustent et dynamisent. On commence à appliquer les orientations techniques pour coller aux nouvelles règles de compétition internationales qui encouragent les combattants offensifs et ouvrent les possibilités tactiques. Les entraîneurs exigent de la concentration, de l’implication et des intentions. L’accent est mis sur la précision du geste « et un état d’esprit orienté fortement vers la victoire, car il y a encore, dans ces domaines, une grosse marge de progression », souligne d’ailleurs Louis Lacoste.

Des consignes et une rigueur qui concernent l’ensemble du groupe, de Haby Niaré, la médaillée olympique en argent des Jeux de Rio, aux plus jeunes membres du pôle. Sans oublier, autre nouveauté de cette saison, des combattants à forts potentiels de divers clubs qui viendront régulièrement densifier le groupe insépien. Pour préserver les corps et les esprits en ce début d’olympiade, les charges de travail à l’entraînement ont aussi été adaptées, sous la houlette du préparateur physique Fredy Blanc, avec des phases de récupération plus importantes après les compétitions. « Résultat, nous avons quatre fois moins de blessés que l’an passé à la même période », se réjouit Patrick Rosso.

 

Objectif Or Olympique

De retour à l’entraînement après plusieurs mois à récupérer d’une lourde opération à la hanche, la vice-championne olympique 2012 de la catégorie poids lourds, Anne-Caroline Graffe, apprécie ces nouvelles orientations. «  Aujourd’hui, je sens qu’on est beaucoup plus serein, car on sait où on va », résume-t-elle avec le sourire. Dès le retour des Jeux de Rio qui ont permis au taekwondo français de décrocher une nouvelle médaille – la septième en cinq olympiades mais aucun titre –, la direction a été clairement identifiée « L’objectif, c’est l’or olympique, dévoile Vanessa Furet, la responsable du pôle France. Mais avant ça, il faut d’abord gagner lors des compétitions internationales de préparation ou de référence ».

« Le temps de l’observation est terminé, place à l’action », confirme Louis Lacoste. Le message est visiblement passé, comme en témoignent les résultats enregistrés par les Bleu(e)s depuis le début de la saison. Avec notamment ces 6 médailles dont trois victoires à l’Open international de Paris, en novembre dernier, mais également de nombreux podiums dans les Opens de Turquie et de Belgique (7 médailles dont le titre pour Dylan Chellamootoo) en fin d’hiver. Les jeunes étaient pour leur part attendus aux championnats d’Europe des - 21 ans début avril et les Mondiaux seniors se profilent déjà, du 24 au 30 juin.

 

Lire la suite du dossier "Le taekwondo français repasse à l’action" dans INSEP le Mag #20

Nous suivre