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Premiers de cordée #3 (Sportcom) : à la rencontre de Fabrice Canet

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Toutes les deux semaines et dans le cadre de la formation, un étudiant de la promotion actuelle de Sportcom part à la rencontre d’un ancien diplômé et a le choix des « armes » (portrait, interview, écrit, vidéo). Pour ce troisième rendez-vous, Yannick TALABARDON (diplômé en décembre 2015, cyclisme) a posé quelques questions à Fabrice CANET.

Fabrice CANET est entré à Sportcom en 1995. Après un premier stage en relations presse chez PEN DUICK, organisateur de courses nautique comme la Route du Rhum ou la Transat Jacques Vabre, il convertit son stage en emploi à la Fédération Française de Basketball dont il est désormais le responsable de la communication.

Yannick TALABARDON est un ancien cycliste professionnel (participation au Tour de France en 2011). Diplômé de Sportcom en décembre 2015, il est actuellement assistant sportif chez ASO.

 

"Un coup de poignet pas assez brillant pour la presse écrite"

Fabrice CANET, version badge INSEP

A 42 ans, Fabrice Canet est un véritable passionné de basketball. Ancien joueur, arbitre de 1ère division et surtout responsable de la communication de la Fédération, Fabrice revient sur ses trois années passées à Sportcom (de 1995 à 1998) ainsi que sur son parcours.

 

Yannick Talabardon : Qu’est-ce qui vous a poussé à faire Sportcom à l’INSEP ?

Fabrice Canet : A cette époque, SPORTCOM n’était pas réservé qu'aux sportifs de haut niveau. Mon statut de joueur de basketball évoluant en National était suffisant pour tenter le concours d’entrée. Je m’y suis présenté en 1995 avec un DEUG AES (Administration Economique et Sociale) en poche. Mon souhait était de travailler dans le sport et plus particulièrement dans le journalisme. Une fois admis à Sportcom, mon envie de devenir journaliste a évolué, au fil de la formation, vers la communication.

Que retenez-vous de vos années SPORTCOM ?

Pendant mes trois années d’enseignement, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les différentes facettes du métier de journaliste (radio, TV et presse écrite). J’ai aussi apprécié la bonne ambiance qui régnait entre les élèves. Le nombre réduit d’étudiants (12) par promotion nous a permis de créer un réel esprit d’équipe. Mais je garde surtout en mémoire l’excellente qualité des intervenants. Que ce soit Jacques MARCHAND (professeur d’histoire de la presse et fondateur de la formation Sportcom), Gérard EJNES (professeur de presse écrite) ou Patrick LEMOINE (professeur de communication), ils m’ont tous marqué à leur manière. J’ai le souvenir d’une phrase de Patrick LEMOINE me disant que mon coup de poignet n’était pas assez brillant pour la presse écrite. C’était sa façon à lui de m’orienter vers la communication. Un choix que je ne regrette pas aujourd’hui.

Avez-vous en tête des personnes ou des souvenirs plus marquants que d’autres ?

Comment ne pas parler de Sportcom sans citer Ghislaine BAMBUCK, la responsable de la formation à cette époque ? Nos relations étaient très tendues et mon côté révolté n’arrangeait rien. Mais j’avais beaucoup de respect pour cette femme qui se dévouait sans compter pour la formation. Autre anecdote, nous avons eu la chance de partir aux Etoiles du Sport (un rassemblement de grands sportifs à la montagne) pour réaliser un journal radio d’une semaine. Ce voyage scolaire reste, à mes yeux, l’un des moments les plus forts de la formation.

Êtes-vous toujours en contact avec vos anciens camarades ?

Nous avons créé un groupe Facebook sur lequel nous échangeons de temps en temps. Mais, j’ai surtout gardé contact avec Sandra DIMBOUR (responsable communication à la Fédération de Badminton), Vincent HULIN (journaliste sur France Bleu Poitiers) et Fabienne PIAUT (journaliste reporter d’images). Encore aujourd’hui, je reste impressionné par l’implication que Fabienne mettait dans la réussite de son double projet (l’entraînement de judo ajouté aux heures de cours).

 

"Ne pas négliger son réseau!"

En parlant de double projet, quels conseils donneriez-vous aux élèves actuels de Sportcom pour qu’ils réussissent le leur ?

Il est important ne pas négliger son réseau. Aujourd’hui, le carnet d’adresses devient essentiel pour évoluer dans la vie active et pour trouver un stage ou un emploi. Le second conseil est qu’on n’a jamais une 2ème chance de faire une bonne impression. Pour faire simple, soyez aussi impliqués dans vos stages que vous l’êtes dans votre sport.

De votre côté, comment avez-vous géré la transition entre la fin de vos études et le début de votre vie active ?

Les stages professionnels effectués pendant la formation ont été déterminants pour la suite de ma carrière. J’ai d’abord fait un stage en relation presse chez Pen Duick, organisateur de courses nautiques comme la Route du Rhum. Puis je me suis tourné vers mon sport en faisant un stage à la Fédération Française de Basketball (FFBB) dans la communication du « 3 contre 3 ». Ce second stage m’a permis ensuite d’être recruté directement à la sortie de Sportcom par la FFBB où un poste d’attaché de presse junior était à pourvoir. 18 ans après, je suis toujours à la Fédération.

Vous êtes maintenant responsable de la communication de la Fédération Française de Basketball, en quoi consiste votre métier ?

Je m’occupe effectivement de mettre en place la stratégie de communication de la FFBB et j’ai aussi en charge toutes les relations presse de la Fédération et des équipes de France. Pour mener à bien ma mission, je peux compter sur une équipe de cinq personnes : un responsable des éditions et rédacteur en chef du magazine de la FFBB, un responsable digital, un chargé de communication et relations presse, un web rédacteur et rédacteur du magazine et enfin une responsable de la promotion et des relations avec les agences et fournisseurs. C’est un métier vraiment passionnant et je dois avouer que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer pendant toutes ces années.

Vos 18 années à la FFBB ont sûrement été riches en émotions, quelles ont été les étapes importantes de votre carrière professionnelle ?

J’ai débuté à un moment où le basket français n’avait pas de résultat. Ces périodes de vache maigre ont été formatrices dans mon parcours. Mon premier événement international a été le Championnat d’Europe masculin de 1999 en France. Une première difficile où j’ai pu réellement découvrir mon métier en mettant « les mains dans le cambouis ».  La participation, ensuite, aux différents championnats avec les équipes de France a été un accélérateur d’expérience. La médaille d‘argent des filles aux JO de Londres en 2012 m’a permis d’atteindre une marche supplémentaire dans ma carrière surtout après la frustration de deux précédentes olympiades manquées.

On imagine que l’EURO de basket masculin en septembre prochain (l'entretien a été réalisé en mars 2015occupe tout votre temps. Comment abordez-vous cet événement qui aura lieu en partie en France ?

Au-delà de ma casquette de responsable communication, je cumule aussi un rôle de consultant expert dans la cellule d’organisation de l’EURO. Mais à partir du 15 juillet, je basculerai complétement avec l’équipe de France masculine comme attaché de presse. J’ai la sensation de boucler la boucle, 16 ans après mes débuts sur l’EURO 99.

Yannick Talabardon

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