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Reprise de volée pour le tir à l'arc français

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Après une année 2015 tendue, les archers français tenteront de décrocher leur qualification pour les Jeux Olympiques de Rio en mai et juin. Au pôle France de l’INSEP, tout est mis en oeuvre pour ne pas rater la cible.

Imperturbables. En cette fin du mois defévrier, alors que le jour vient à peine de se lever et que la radio du coach Marc Dellenbach distille déjà son flot de chansons que les moins de 25 ans – et ils sont nombreux au pôle France de tir à l’arc - ne peuvent pas connaître, les archers tricolores restent dans leur bulle. L’encadrement vient de dévoiler le programme de la première épreuve de sélection qui permettra de composer l'équipe de France pour les rendez-vous internationaux et les Tournois de Qualification Olympique, individuels et par équipes, en vue des JO 2016. La tension est prégnante, notamment chez les garçons. L’enjeu est important, même si sur les 9 membres du collectif « Objectif Rio » en lice, 4 garçons et 4 filles seront retenus pour les épreuves de Coupe du monde. En revanche, ils ne seront que 6 à faire le voyage aux championnats d’Europe en mai*. Et personne ne veut lâcher des points en route dans la course à la sélection. Au menu, le matin, 30 volées de 3 flèches avant d’enchainer l’après midi par un 2 x 70 mètres. Durée de la première épreuve, plus de 3 heures ! Copieux, le menu. « Cela permet de mesurer l’endurance de concentration », remarque Marc Dellenbach. De quoi en déstabiliser plus d’un. D’autant que Jean-Charles Valladont, Bérengère Schuh, Laura Ruggieri et consorts n’ont eu que quelques minutes pour le digérer en arrivant à l’aube au centre de tir à l’arc Sébastien Flute.

Présent aux côtés de Marc Dellenbach et Anne Reculet, la DTN adjointe de la FFTA, l’ancien champion olympique, sacré à Barcelone en 1992 et qui a donné son nom à la structure insépienne, ne quitte pas des yeux ses nouveaux protégés. « On a voulu les secouer un peu, les déstabiliser avec cette épreuve longue et très éprouvante psychologiquement pour voir comment ils gèrent les aléas et réagissent dans la difficulté », témoigne Sébastien Flute, de retour dans le giron national pour conseiller et épauler les Bleus après la déconvenue des championnats du monde de Copenhague l’an passé.

 

 

La marche est haute

Car les archers français sont aujourd’hui au pied du mur. Revenus du Danemark sans médailles mais surtout sans aucun quota olympique, ils n’ont plus que 2 épreuves pour gagner leur billet pour Rio. Le championnat d’Europe de Nottingham fin mai avec en jeu un quota individuel et la 3e manche de la Coupe du monde à Antalya, mi-juin, avec la perspective d’arracher les derniers quotas par équipe et individuels. De quoi être un brin tendus en cette fin d’hiver. « Mais même si nous avions gagné les quotas l’an passé, l’enjeu de décrocher sa place en équipe de France aurait toujours été d’actualité, relativise Marc Dellenbach. Aujourd’hui, les choses sont claires : celui qui décrochera le quota sera assuré d’aller aux Jeux. » Mais encore faut-il remporter le ou les précieux sésames. « Je n’ai aucun doute là-dessus », coupe l’entraîneur national et responsable du pôle insépien. « Il ne faut pas se mentir ni leur mentir, la marche est haute, très haute même, reconnaît Sébastien Flute. Mais on a vraiment tous les ingrédients pour réussir. Il suffit juste de ne pas rater la recette ! » 

 

Le niveau d’exigence est monté d’un cran.

Au pôle France de l’INSEP, tout est mis en oeuvre depuis plusieurs mois pour atteindre la cible. Il y a bien sûr l’arrivée de Flute dans l’encadrement qui apporte son vécu du très haut niveau et distille ses conseils à la jeune génération tricolore. Les stages se sont aussi multipliés – en Guadeloupe en décembre, à Chula Vista (Californie) en janvier –, des expérimentations ont été menées avec le CREPS de Poitiers pour analyser les meilleures flèches, les stratégies individuelles ont été renforcées et surtout le niveau d’exigence est monté d’un cran. Si la préparation physique et mentale, avec notamment un important travail de visualisation et de respiration, était déjà au rendez-vous, les archers français travaillent désormais à l’entrainement et en stage sur des mises en situation plus proches de la réalité de la compétition. « À chaque fois qu’ils montent leur arc, il n’y a plus de petite flèche », résume Sébastien Flute. Trouver le geste parfait et le répéter le plus possible, tirer sa flèche et la coller au milieu… « Dès la première séance d’entraînement le matin à l’aube, dès la première flèche, ils doivent être dedans, renchérit Marc Dellenbach. Le mot d’ordre a toujours été d’être le plus précis possible. Mais cela prend encore plus de sens aujourd’hui. Ils doivent être capable de faire des grosses volées, qu’ils soient échauffés ou non, en forme ou non...

et surtout tirer chaque flèche comme si c’était la dernière aux Jeux Olympiques. »

Un sacré challenge, et d’autant plus au vu du manque d’expérience des membres du pôle France insépien.

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #14

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