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CFBB : sous les paniers, ça bosse !

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Le centre fédéral de l’INSEP, véritable pépinière du basket français, continue à former les futurs membres des équipes de France dans la perspective des prochaines olympiades. Avec à sa tête un nouveau responsable, Tahar Assed-Liégeon, et toujours autant de jeunes talents sur les parquets.

 

On a beau être tout frais champion d’Europe, sur les parquets du complexe Nelson Paillou, ça ne rigole pas. Sacré avec l’équipe de France masculine juniors (U18) de basket-ball, en Turquie, le 22 décembre dernier, une victoire que les Bleuets attendaient depuis  006, Ivan Février revoit ses fondamentaux sous les paniers avant d’enchainer les exercices proposés par les préparateurs physiques du pôle France insépien : sauts à la corde, travail de proprioception, renforcement musculaire…

 

Une année chargée pour les jeunes pousses du basket français

À l’image de l’ailier des juniors (2,04 m), qui vient de fêter ses 18 ans, le CFBB s’est remis au travail en ce début d’année après de - très - courtes vacances pendant les fêtes. Pas le temps de souffler. 2017 s’annonce une année chargée pour les jeunes pousses du basket français. Au programme, le Mondial U19 masculin au Caire et les différents Euros masculins et féminins, les cadettes (U16) ayant la lourde tâche ou l’avantage, c’est selon, de jouer le tournoi continental à domicile (Bourges, du 4 au 12 août). Sans oublier les championnats de France de N1 masculin et féminin qui occupent les pensionnaires du centre fédéral chaque week-end.

 

Les générations se succèdent, le talent reste

Alors, en ce mois de janvier, filles comme garçons, cadets comme juniors, sous les paniers, ça bosse ! Les entraîneurs eux-mêmes mouillent le maillot. Dans la salle voisine, le coach des U18 féminines, Grégory Halin, relace ses joueuses, corrige le moindre geste hasardeux, et, balle en main, n’hésite pas à rentrer dans la rotation pour montrer le bon exemple à ses protégées.

Une exigence à tous les étages qui fait la marque de fabrique du centre insépien depuis plus de 30 ans et que Tahar Assed-Liégeon entend bien perpétuer. Dans la foulée du succès continental de ses protégés à Samsun - plus de la moitié de l’effectif était composée de pensionnaires fédéraux -, l’ancien entraîneur de l’équipe de France U18 masculin a succédé à Richard Billant à la tête du CFBB début janvier. L’homme, natif de Torrich en  Algérie, connaît bien la maison. Depuis son arrivée en 2004, il a vu se succéder les générations, notamment chez les cadets qu’il a entrainé pendant plus de 11 ans. Evan Fournier, Damien Inglis, Mouhammadou  Jaiteh entre autres sont passés sous son aile et s’épanouissent depuis en NBA ou dans le championnat de France.

Aujourd’hui, il veille sur les nouvelles pépites du basket français, les Olivier Sarr, Ivan Février, Milan Barbitch, Andy Miem côté masculin, ou encore Stecy Montabord, Marine Fathoux, Sixtine Maquet, Kenza Salgues chez les filles. « Mais là, je l’avoue, pour ces dernières je les découvre encore », sourit-il.

 

Très peu d’élus

Au bord des parquets et désormais  depuis son bureau au 2e étage, Tahar Assed-Liégeon observe, note. Avec l’aide précieuse et indispensable de ses anciens camarades du banc, les 9 coachs du centre, il scrute la progression de celles et ceux qui composent la pépinière du basket français. Des jeunes talents  âgés de 15 à 18 ans qui rêvent toutes et tous de rejoindre un club pro à l’issue de leur cursus ou une université américaine, voire une franchise NBA ou WNBA. À l’instar de Tony Parker, Boris Diaw, Joffrey Lauvergne, Céline Dumerc ou encore Sandrine Gruda qui leur ont montré la voie. « Mais il y aura très peu d’élus et il faut qu’ils en aient conscience », atteste le responsable du CFBB. Depuis sa création, le Centre Fédéral a vu passer plus de 400 joueuses et joueurs.

 

Si la plupart ont réussi à percer dans l’élite, ils sont aussi un certain nombre à avoir dû patienter plusieurs années avant d’avoir un vrai rôle chez les pros. Sans oublier les « recalés » du haut niveau qui ont malgré tout continué à s’épanouir en espoirs ou en national. Pas de quoi pour autant décourager les adolescents, inspirés par la réussite de la bande Parker. « Aujourd’hui, ces jeunes sont de plus en plus sollicités, par les agents, les « scouts » (les recruteurs de la NBA, ndlr), les clubs français, les médias, etc…, mais il ne faut pas oublier qu’ils sont encore justement très jeunes, admet Tahar Assed-Liégeon. Et c’est notre rôle non pas forcément de les protéger, mais de bien les accompagner. »

/... Lire la suite de l’article sur le CFBB dans INSEP le Mag #19
Lien : Fédération Française de basketball
 

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