• Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux olympiques d'hiver 2018

  • Jours Heures Mins Secs

    Avant les jeux paralympiques d'hiver 2018

Labels Grand INSEP

Le hockey sur glace français glisse vers les Monde

-A A +A

Alors que les championnats du monde de hockey sur glace se déroulent actuellement en France et en Allemagne, INSEP Le Mag est allé à la rencontre des Bleus.

En mars dernier, une partie du staff de l’équipe de France masculine de hockey sur glace - le DTN Gérald Guennelon et les deux entraîneurs, Dave Henderson et Pierre Pousse - est venue s’immerger dans le quotidien de l’INSEP dans l’optique des championnats du monde, co-organisés par la France et l’Allemagne, du 5 au 21 mai prochains. Un rendez-vous majeur pour les Bleus qui comptent bien mettre tous les atouts de leur côté. Entretien.

 

 

Les championnats du monde 2017 seront un rendez-vous important pour le hockey sur glace tricolore, mais aussi pour la France qui devra confirmer, en cette année de désignation de la ville hôte des Jeux 2024, sa capacité d’accueil de grands événements sportifs. Est-ce que vous avez conscience de tous ces enjeux ?

Dave Henderson : Et vous pouvez aussi rajouter que la France n’a plus accueilli de Mondiaux de hockey sur glace depuis 1951 ! Cela fait donc plus de 65 ans que nous attendons un tel événement. Alors, oui, c’est clair, il y aura de nombreux enjeux à relever, mais nous nous préparons tous, fédération, staff et joueurs, pour cela.

Pierre Pousse : Sportivement, ces championnats du monde ne seront pas vraiment différents des autres. Nous savons déjà à quoi nous attendre sur la glace. En revanche, en ce qui concerne la gestion des médias, du public, l’attente qu’il y aura autour de l’équipe de France, ce sont peut-être des facteurs que nous avons moins l’habitude de maitriser. Mais nous nous sommes bien entourés.

Gérald Guennelon : Pour une fédération comme la nôtre qui a seulement 10 ans d’existence et pour l’ensemble du hockey français, ces Mondiaux représentent une opportunité extraordinaire. Bien sûr, nous allons devoir montrer que nous sommes capables de mobiliser du public, et pas seulement des connaisseurs, pendant deux semaines. Et il ne faut pas le cacher, la réussite de l’événement sur un plan économique sera aussi dépendante de la performance sportive de notre équipe. Je ne dis pas ça pour leur mettre encore plus de pression (sourires). Ils n’ont pas besoin de ça.

DH : Une chose est sûre, tous ces enjeux n’auront aucune incidence sur notre préparation et ils n’altèreront pas notre motivation. Ce sera déjà assez difficile comme ça !

 

L’équipe de France avait créé la sensation en 2014 en atteignant pour la première fois de son histoire les quarts-de-finale d’un championnat du monde, mais a eu plus de mal à confirmer par la suite (12e en 2015,14e en 2016). Une nouvelle qualification pour les quarts est-il l’objectif à atteindre cette année ?

DH : Non, ce serait une erreur d’annoncer un tel objectif. Pour nous, la priorité sera d’abord d’assurer le maintien dans le groupe A en prenant un bon départ dans les matchs de poule (les deux derniers de chaque poule seront relégués en Division 1, ndlr). Ensuite, on pourra voir plus loin et pourquoi ne pas effectivement viser une nouvelle participation aux quarts-de-finale.

GG : Dave a raison. La hiérarchie mondiale du hockey sur glace est bien installée et il est rare qu’une équipe arrive à la bousculer. Nous l’avons fait en 2014, nous sommes persuadés que nous pouvons le refaire, mais cela dépendra vraiment de l’effectif sur lequel nous pourrons nous appuyer pour ces Mondiaux. Il nous faudra vraiment prendre matchs après matchs sans se projeter. Les trois premières rencontres (face à la Norvège, la Finlande et la Suisse, ndlr) seront en ce sens riches en enseignements.

PP : Nous ne sommes clairement pas les favoris dans notre poule. Même si des surprises ne sont jamais à exclure, des équipes comme le Canada, la République Tchèque ou encore la Finlande devraient valider leur billet pour les quarts sans trop de problèmes. Il ne reste donc qu’une seule place pour les 5 autres équipes (France, Suisse, Norvège, Biélorussie, Slovénie) qui ont toutes la même ambition. Le calendrier sera très dense, avec 7 matchs en 10 jours pour la phase de poule, et c’est une donnée qu’il va falloir maitriser.

 

/... Lire la suite de l’article dans INSEP le Mag #20

 

 

Nous suivre