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Coline Devillard (gymnastique), prête pour le grand saut

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Championne d’Europe au saut en avril dernier, Coline Devillard, 16 ans, est l’un des symboles d’une jeune équipe de France de gymnastique en plein renouveau et qui visera haut à Tokyo.

Forcément, quelques larmes ont coulé. Le 22 avril dernier, à Cluj (Roumanie), Coline Devillard n’a pu se contenir son émotion à sa descente du podium où son petit gabarit (1,45 m pour 44 kg) trônait là haut, tout là haut. À seulement 16 ans et avec une tête de moins que sa dauphine, la Britannique Elissa Downie, et la Hongroise Boglarka Devai, médaillée de bronze, la Française venait d’être sacrée championne d’Europe au saut. Une première pour l’adolescente et pour la gymnastique tricolore qui n’avait jamais connu un tel succès sur cet agrès chez les féminines et qui attendait également un nouveau titre continental depuis 2005 et la médaille d’or de Marine Debauve au concours général individuel.

 

Revanche sur le sort

Dans les yeux embués de Coline Devillard, il y avait de la joie bien sûr, une forme d’incompréhension - « J’avais du mal à y croire et d’ailleurs, je ne réalise pas vraiment encore aujourd’hui », sourit-elle -, mais aussi le souvenir d’autres larmes, plus douloureuses celles ci. L’an passé, une maladie de croissance à la cheville (ostéochondrose de stade 2) l’avait empêchée d’aller au bout de son rêve olympique, elle qui espérait être du voyage à Rio. Alors, forcément, à Cluj, il y avait comme un air de revanche sur le sort pour cette grande espoir de la gymnastique française, devenue en 2014 à seulement 13 ans et demi l’une des plus jeunes championnes de France seniors au saut. Dans la foulée de son titre national (elle en gagnera un second deux ans plus tard), la native de Saint-Vallier (Saône-et-Loire) allait intégrer l’INSEP après trois ans au pôle espoirs de Dijon. Sous la houlette du duo d’entraîneurs chinois Hong Wang et Yuen Fu Ma, dont elle était déjà la protégée au Creps de Bourgogne, la gymnaste du petit club de l’AL Digoin poursuivra sa progression et peaufinera sa technique. Si elle travaille depuis au quotidien pour densifier ses mouvements à tous les agrès afin de devenir une vraie généraliste, c’est au saut que la jeune fille, plutôt discrète mais dotée un gros mental, présente depuis plusieurs années un vrai potentiel…

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans INSEP Le Mag #21 ICI

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