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Tony Yoka, l’artiste veut finir le travail

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Champion du monde amateur des super-lourds (+ 91 kg) en novembre dernier, Tony Yoka tentera d’aller décrocher l’or olympique en août prochain à Rio avant de poursuivre sa carrière chez les professionnels.

 

Sur les hauteurs de Font Romeu, en ces premiers jours de janvier, Tony Yoka n’est pas vraiment à la fête. Le début de l’année coïncide aussi à la période de reprise pour le récent champion du monde amateur des super-lourds (+ 91 kg) et perché à 1850 m d’altitude, l’Insépien a le souffle court et les jambes lourdes. « Cette année, c’est dur, souffle-t-il entre deux séances de cross-fit dans la neige et de mises de gants avec son entraineur, Luis Mariano Gonzalez, dans le gymnase du CREPS pyrénéen. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai fait une grosse coupure après les Mondiaux et j’en ai profité, car j’en avais vraiment besoin. Mais du coup, même si je souffre à l’entraînement, j’ai encore plus « la dalle » aujourd’hui ». Ça promet. Surtout pour ceux qu’il sera amené à croiser sur les rings ces prochains mois. Car alors qu’il devrait mettre fin à sa carrière chez les amateurs l’été prochain, Tony Yoka n’entend pas faire de sentiments.

« Je ne crains personne. Mais ce n'est pas ça qui me fera gagner une médaille à Rio. C'est le travail.»

 

Talent et - belle - « gueule »

Après être devenu le premier boxeur français à remporter le titre mondial dans la catégorie reine en octobre dernier au Qatar (victoire aux points (3-0) face au grand favori, le Kazakh Ivan Dychko), validant au passage son ticket pour Rio, le jeune champion de 23 ans, originaire de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, rêve de rentrer encore un peu plus dans l’histoire en remportant la médaille d’or olympique en août prochain. « C’est mon obsession et je ne l’ai jamais caché, confirme-t-il. J’ai conscience d’avoir marqué les esprits en devenant champion du monde 10 mois avant les JO. Désormais, mes adversaires savent qu’il faut compter sur moi et à titre personnel, j’ai engrangé beaucoup de confiance. »

Propulsé favori logique du tournoi olympique même s’il figure « seulement » au 2ème rang du classement mondial derrière… Dychko, Yoka se sent prêt à assumer son statut, sans se voir trop beau. Pas si évident quand on a son talent et sa – belle – « gueule ». « Je sais que je suis attendu mais moi aussi, je m’attends, rigolet- il. Même si j’ai franchi une étape en 2015 et que je compte bien récidiver cette année, les compteurs sont aujourd’hui remis à zéro. L’expérience m’a montré que rien n’est acquis aux Jeux. » Le Français était déjà à Londres il y a 4 ans, à seulement 19 ans. Éliminé dès son premier combat, celui qui avait remporté l’or aux Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour en 2010 avait connu une vraie désillusion. « On me présentait déjà comme un candidat à une médaille mais au fond de moi, je savais que je n’étais pas prêt, reconnaît-il. Je me suis laissé submerger par les Jeux à l’époque. Je n’ai pas vraiment su gérer cette compétition qui n’est vraiment pas comme les autres. J’en ai profité, j’ai engrangé de l’expérience. Aujourd’hui, je ne suis le plus même homme ni le même boxeur. »

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #13

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