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Maxime Beaumont & François During, interview croisée (Canoë-Kayak)

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À 33 ans, Maxime Beaumont est le nouveau leader de la course en ligne française. Vice champion du monde sur 200m en K1 et 4e en K2 associé à Sébastien Jouve cet été à Milan, le Français, 4e aux JO de Londres en K1 en 2012, a mis en place un projet ambitieux avec son entraineur, François During, pour décrocher l’or à Rio. Entretien.

 

 

Quand on débute une nouvelle saison aussi importante que celle qui s’annonce, lesté d’une médaille d’argent mondiale et de deux quotas olympiques (en K1 et K2), est-ce qu’on se sent plus léger à la reprise en septembre ?

Maxime Beaumont (sourire) : Déjà, j’avais hâte de revenir à l’entraînement après un vrai break de deux semaines. Et ça, c’est plutôt bon signe.Et c’est vrai aussi que je me sens plus serein, plus détendu…mais pas trop tout de même.
Car même si les places pour les Jeux sont « ouvertes »,elles ne sont pas nominatives. Je suis conscient que rien n’est acquis et qu’il va falloir confirmer ces prochains mois pour être du voyage à Rio.
Mais pour l’instant,j’essaie de ne pas trop y penser.Le plus important est déjà de tirer les leçons de ce qui s’est passé cet été car tout n’a pas été parfait loin de là.
François During : Quand j’ai vu sa tête à l’arrivée de la finale du K1 (2e), j’ai tout de suite compris qu’on n’attendrait pas longtemps avant de se remettre à l’entrainement et qu’il reviendrait encore plus motivé que jamais.

François During : Quand j’ai vu sa tête à l’arrivée de la finale du K1 (2e), j’ai tout de suite compris qu’on n’attendrait pas longtemps avant de se remettre à l’entrainement et qu’il reviendrait encore plus motivé que jamais.

 

D’où vous vient ce sentiment d’inachevé ? D’être passé près du titre mondial en K1 ? Du podium en K2 ?

MB : Un peu des deux. Le K2 est pour moi un échec, car on avait clairement le potentiel pour aller chercher cette troisième place voire mieux. Et même si je suis content d’avoir décroché une médaille en individuel, je ne peux pas être pleinement satisfait au regard de ma course. J’ai fait beaucoup trop d’erreurs qui me coûtent la victoire. Toutefois, ce résultat me place en outsider à un an des Jeux mais la médaille d’or était déjà à ma portée cet été. Je n’ai plus le choix maintenant, je vais devoir aller la chercher à Rio. (sourire) C’est la seule qui me manque sur 200 m. Je fais 4e en 2013 en K2, 3e en 2014 en K2 toujours, 2e cette année en K1. Le compte à rebours est enclenché.

FD : Maxime avait le potentiel pour être champion du monde cette année. Il a commis une erreur qui aurait pu le sortir de la course mais il s’est au contraire remobilisé pour aller chercher la 2e place. Et celle là, il va s’en rappeler et ne pas reproduire la même. Depuis trois ans, il faut être clair, le seul objectif, c’est la médaille olympique. Et d’ailleurs, pour les  JO, il s’agit réellement d’un double projet. Au vu des résultats depuis trois ans en K1 et en K2, on peut nourrir quelques ambitions dans les deux disciplines.

 

Ce double projet n’a-t-il pas ses limites ? En 2014, le K2 français avait terminé 3e des championnats du monde alors qu’il est resté cette année au pied du podium (4e) pendant que Maxime lui montait en puissance en K1.

FD : Non, car même s’ils terminent effectivement 4e cette année en K2, paradoxalement, les écarts se sont réduits avec les leaders. Ils n’ont jamais été aussi près (à deux dixièmes du titre,  ndlr). Pour être honnête, le doublé n’était pas programmé dès cette année mais les résultats enregistrés en Coupe du monde en début de saison nous ont fait tenter le pari plus tôt que prévu. Et celui ci n’est pas loin d’être réussi avec une 2e et une 4e place. On est dans la bonne direction !

MB : Au début, lorsque François a évoqué le projet, je reconnais que j’avais aussi quelques appréhensions car je craignais que cela n’impacte mes performances en K2 qui était le projet prioritaire. Mais très vite, le programme de courses aux mondiaux et aux JO a été dévoilé et nous avons eu la confirmation que nous pouvions enchainer les épreuves sans trop de souci de récupération.

FD : On va peut être nous considérer comme trop gourmands mais on est simplement ambitieux et on le revendique. Le défi n’est pas utopique. Au vu des résultats en K1 et K2 cet été, le potentiel d’une double médaille olympique est présent. Pourquoi se priver d’une telle opportunité ?

MB : Le fait d’être les premiers à tenter ce pari est un challenge. Il y a déjà eu des doubles médaillés sur 500 m et 1000 m. On pourrait écrire une page d’histoire sur 200 m.

 

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